Docteur Jacques VIGNES

Docteur Jacques VIGNES

Médecin psychiatre de formation, Jacques Vigne (Vigyânânand) a quitté une profession lucrative pour aller vivre en Inde et étudier les rapports subtils entre le corps, l’esprit et l’âme. Adepte de l’école hindou vedanta, il expérimente les processus de méditation de la tradition hindoue et les confronte aux données de la science médicale. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Soigner son âme, Eléments de psychologies spirituelle, La mystique du silence…
Son itinéraire est peu banal : diplômé de la faculté de médecine de Paris, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation Romain Rolland et de la Maison des sciences de l’homme, il est parti en Inde étudier les rapports entre la guérison psychologique et l’enseignement traditionnel du yoga. Le voyage d’étude s’est transformé en coup de cœur. Il vit depuis maintenant une décennie au pays des ashrams et des brahmanes. Adepte de la voie védantine, il passe une grande partie de son temps à méditer dans un ermitage de l’Himalaya. De temps à autre, il publie un livre et fait un court séjour en Europe pour partager le fruit de ses études comparées entre la démarche spirituelle et la démarche psychothérapeutique. Des fruits qui lui viennent de sa connaissance des diverses traditions religieuses et de son expérience personnelle. L’homme, grande silhouette et barbe épaisse, a l’accueil simple et jovial. Il est plein de sollicitude et semble peu s’émouvoir de l’intérêt que ses lecteurs et certains de ses pairs portent ses travaux. Rencontre avec un homme qui a fait, à l’instar du père Henri Le Saux, le grand écart entre l’Orient l’Occident.

Avant de faire médecine, Jacques pratiquait le chant grégorien et le yoga. Avant même ses études de psychiatrie, il méditait, soucieux d’avoir une approche de l’esprit expérientielle et non pas simplement théorique. Il avait d’ailleurs remarqué que certaines techniques corporelles issues du yoga, comme la relaxation thérapeutique ou les exercices de visualisation, pouvaient beaucoup apporter à la relation thérapeutique avec ses patients.

Ainsi, il eut envie d’approfondir cette relation thérapeutique en la confrontant à la traditionnelle relation d’aide du gourou à son disciple. Mais aussi par amour profond de la méditation, afin de pouvoir la pratiquer dans de bonnes conditions… Depuis dix ans, il passe ainsi le plus clair de son temps en Inde. Il médite parfois jusqu’à dix heures par jour, alternant périodes d’écriture et de retraite en donnant de plus en plus la priorité à cette dernière.